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Les synergies entre le coaching ORSC™ et le coaching agile

By 02/07/2020 Coaching Systemique

Article écrit par Zuzana (Zuzi) Sochova, Agile & Enterprise Coach ; Certified Scrum Trainer; Author of The Great ScrumMaster: #ScrumMasterWay Book ; and Board member – Scrum Alliance, Updated June 2017

Il y a deux ans, j’ai suivi une formation approfondie sur le coaching des systèmes d’organisation et de relations (ORSC ™) via CRR Global. Si vous ne connaissez pas ORSC, permettez-moi de le présenter d’abord. ORSC est un modèle de coaching où l’accent n’est pas mis sur les individus mais plutôt sur le système et les relations au sein du système. « Système » pourrait signifier une paire, un groupe de personnes, une équipe, un département, une organisation.

Le coaching d’équipes est quelque chose que les Scrum Masters font tous les jours et je cherchais des perspectives supplémentaires. J’ai également estimé que le coaching des organisations en tant qu’entité pourrait faire passer la transformation Agile au niveau supérieur et que le cadre ORSC pourrait donner aux coachs Agile de nouveaux outils pour y arriver. J’étais donc partante pour le programme.

(…)

Je vais partager quelques-uns de mes concepts préférés que j’ai trouvé facilement applicables et très pertinents dans l’environnement Agile.

# 1 DAP – Définition de l’Alliance de Partenariat

A priori, je connaissais ce concept depuis quelques années car il a été introduit dans une classe de l’Institut de coaching Agile : « Moving to the Next Level » (qui a été créé avec des praticiens ORSC). Cependant, il m’a fallu un certain temps avant de bien comprendre l’importance d’un tel accord.

De quoi s’agit-il ? Cela semble simple – laissez l’équipe s’entendre sur la façon dont elle aimerait être ensemble, ce qui fait d’elle une excellente équipe et ce qu’elle fera si les choses deviennent difficiles. En fait, c’est assez similaire à la rétrospective, sauf que vous le faites à l’avance. Vous pouvez le lier à la prospective, car c’est un peu similaire pour l’avenir, mais c’est encore autre chose. Avec la DAP, nous nous concentrons sur les relations et non pas tant sur les problèmes potentiels et leurs solutions. Vous devez coacher l’équipe pour éviter ces situations concrètes problématiques. Parce que même s’ils réfléchissent beaucoup, ils ne trouveront jamais tous les problèmes futurs possibles. Nous regardons donc le système par le dessus, essayant de renforcer ses liens pour survivre à d’éventuelles difficultés. N’oubliez pas que nous ne résolvons pas ou ne prévenons pas les problèmes potentiels (avec la DAP), mais convenons de la façon dont nous allons résoudre de telles situations à l’avenir.

# 2 Tout le monde a raison mais seulement partiellement

Lorsque vous commencez à considérer le groupe de personnes comme un système, que vous pouvez imaginer comme regardant l’équipe de très loin, les difficultés et les problèmes particuliers ne sont pas si importants de ce point de vue. Vous vous concentrez sur le lien entre les personnes plutôt que sur les personnes individuelles ou leurs problèmes. De ce point de vue, cette règle systémique – tout le monde a raison mais seulement partiellement – est extrêmement utile. Cela vous aide à coacher le système et vous empêche de prendre parti. De plus, chaque système est intelligent en soi. Il vous dira s’il y a quelque chose de mal. Et tout votre travail en tant que Coach Systémique consiste à écouter ces signaux et à les révéler au système afin que celui-ci puisse réagir et éventuellement résoudre le problème ou s’améliorer. Vous n’êtes pas ici pour le résoudre pour eux, vous êtes là pour les aider à ajuster et à renforcer leur relation afin qu’ils puissent travailler vers la résolution.

# 3 Importance d’appréciation et de positivité

J’ai trouvé que les exercices d’appréciation étaient un défi pour moi – c’est peut-être une chose culturelle. Cependant, malgré sa stupidité, cela fonctionne vraiment. Je vais donc exprimer davantage ma gratitude et en faire part aux autres. Même si cela est hors de ma zone de confort.

Le deuxième concept qui est en fait assez lié à l’appréciation est la positivité. Saviez-vous que les équipes performantes ont un rapport positivité: négativité d’au moins 5: 1? En d’autres termes, pour chaque chose négative qui est dite, ils disent cinq choses pour la contrebalancer. La positivité dans un système n’apparait pas par miracle. Vous devez consciemment la nourrir, la rechercher, l’appeler et l’aider à devenir une partie intégrante de votre système.

# 4 Toxines d’équipe

Il y a quatre comportements toxiques que les équipes doivent éviter. L’Attitude Défensive, le Blâme/la Critique, la Dérobade et le Mépris. Tout le monde fait un peu de tout de temps en temps. Cependant, en éduquant l’équipe sur ce à quoi ressemblent ces toxines et comment vous pouvez les contrer, cela limite leur émergence et leur impact. Donc, mon point d’apprentissage ici est d’éduquer les équipes sur les toxines et de les coacher pour en comprendre l’impact sur la santé de l’équipe. Je crois qu’en sensibilisant, cela aidera l’équipe à être meilleure.

# 5 Trois niveaux de réalité

Enfin, il y a un concept qui m’a enchanté ! Au début, c’était complètement incompréhensible. J’étais perdue. Nos formateurs ont mentionné qu’il était probable que nous ne puissions saisir le concept qu’à la fin du module. Mais j’étais complètement désespérée. Qu’est-ce que cela voulait dire ?? !! Mais à un moment lors du dernier jour du module, cela m’est apparu d’un coup. Et j’ai réalisé que la compréhension de ce concept est un facteur clé pour des milliers de situations que j’ai essayé d’améliorer dans mon travail de coach Agile.

De quoi s’agit-il ? Le modèle ORSC identifie trois niveaux de réalité : Niveau de l’Essence, niveau du Rêve et le niveau de la Réalité Consensuelle. Et vous avez souvent besoin des trois pour réussir. Et moi, en tant que Systems Coach, je peux aider les individus, les équipes et l’organisation à naviguer à travers l’essence pour commencer à rêver et à travers cela pour comprendre ou changer leur réalité consensuelle. C’est très puissant. Et si cela vous semble trop mou ou que vous vous demandez « Et alors, qu’est-ce qui est intéressant là-dedans? », souvenez vous que moi-même j’ai eu beaucoup de mal au départ avec le concept !

J’ai trouvé ce concept particulièrement important dans un atelier de visualisation au niveau du produit et de l’entreprise. Les entreprises font souvent la même erreur en se jetant tout de suite dans des choses tangibles et mesurables sans comprendre la question fondamentale de qui nous sommes. Pour comprendre cela, c’est formidable de passer à l’essence et s’interroger sur le but ultime, la force intangible invisible qui nous maintient ensemble. Vous n’êtes pas une entreprise en raison des processus, des règles et des KPI. Vous êtes une entreprise parce que vous partagez le même objectif et la même philosophie. Ce n’est qu’une fois que vous êtes capable de le ressentir que vous pouvez parler de rêves qui pourraient plus tard être transformés en objectifs et plans et enfin des faits mesurables de la réalité consensuelle. Prenez votre temps. La vision définie à la hâte n’a pas de caractère unificateur et malgré tous les efforts ne peut que vous conduire dans une impasse. Le niveau de l’Essence est là où l’on puise l’énergie. Intégrez cela, vous boosterez votre succès !

Traduit de l’anglais par Dany Nassif