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Les relations, ça se soigne !

By 14/04/2020 Coaching Systemique

Le docteur John Gottman, a passé des décennies à étudier avec ses équipes, ce qui crée le succès ou l’échec des mariages. Après l’observation de milliers de couples volontaires dans son Love Lab de Seattle, un suivi dans le temps et des études mixant des données comportementales et physiques, il a ainsi identifié un jeu d’indicateurs permettant de prédire les relations fructueuses. En voici quelques exemples :

  • Un rapport 5 entre les interactions positives et les interactions négatives. Lorsque ce rapport est atteint ou dépassé, les relations se portent mieux ! Dis autrement, il faut au minimum 5 interactions positives dans une relation pour compenser l’effet néfaste d’une interaction négative.
  • Augmentation des interactions positives au cours des conflits. Ce n’est pas l’absence de conflit qui caractérise les relations réussies, mais plutôt les interactions positives qu’on y observe lors de ces conflits. Comme par exemple les tentatives de rapprochement, ou le démarrage en douceur des discussions.
  • Diminution des interactions négatives pendant le conflit. Le conflit étant ‘normal’ la particularité des relations qui durent est qu’elles réussissent à réduire l’influence des quatre comportements toxiques dans un conflit, que Gottman appelle les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse : la critique, l’attitude défensive, le mépris et la dérobade.

Un autre élément fondamental des travaux de Gottman est son constat que 69 % de tous les problèmes conjugaux sont « insolubles », autrement dit, ils ont tendance à se reproduire pendant toute la durée de la relation. Inutile donc de s’acharner à les résoudre. Les relations fructueuses ne sont pas celles qui n’ont pas ou plus de problèmes, mais celles qui savent les gérer au mieux !

Mais diriez-vous, que vient faire cet article ici ? Certes, cela m’intéresse pour ma vie privée, mais en quoi cela peut-il être utile dans mon cadre professionnel ? Avec mes relations de travail ?

Eh bien, le caractère intime mis de côté, nos relations professionnelles ou amoureuses présentent les mêmes sensibilités à ce qui fait leur bonheur. C’est ce que Fredrickson et d’autres chercheurs ont depuis démontré, en analysant les relations dans les équipes et les organisations !

C’est pour cela que le modèle ORSC d’accompagnement des relations, des équipes et des organisations intègre pleinement les travaux de Gottman au travers d’outils visant à aider les relations à activer les leviers de leur réussite. A gérer leurs conflits et distiller de la positivité en leur sein. Bref, à retrouver ces secrets qui font les couples heureux !

Comment alors améliorer les relations ? On peut ici partager trois façons de le faire.

  • Augmenter la positivité globale de la relation. Visualisez un ‘compteur de positivité’ de la relation : Plus vous aurez des interactions positives dans les relations, plus ce compteur sera alimenté, et plus solide sera la relation au moment d’encaisser des interactions négatives ! Il s’agit de reconnaitre ainsi ces interactions positives, les honorer, les stimuler.  Ne pas hésiter à dire ce qui va bien, ce qui plait, à encourager. Tout le positif est bon à prendre dans les relations, car il faut compenser le ratio 5 pour 1 !
  • Augmenter l’affect positif lors de la résolution de conflits. Le conflit -ou du moins les situations conflictuelles- étant inévitables, il s’agit ici d’injecter et d’encourager des comportements positifs dans ces situations : Utilisation de l’humour (mais pas du sarcasme !), un démarrage en douceur des discussions, ou encore savoir se laisser influencer par son partenaire. Certes, ces comportements et postures ne sont à priori pas naturels dans ces situations. Mais c’est bien pour cela qu’il est important de prendre conscience de leur utilité à froid et d’y faire consciemment appel, à chaud, le moment venu !
  • Réduire l’affect négatif en période de conflit. Chacun de nous a naturellement un penchant pour l’une ou l’autre des attitudes toxiques identifiées par Gottman dans les conflits. Mais la bonne nouvelle est que chacune de ces toxines a des antidotes ! Ainsi si l’on est enclin à la critique peut-on se forcer à réfléchir plutôt au désir caché et l’exprimer. Ou si l’on a pour habitude d’être sur la défensive, il est utile de se forcer à se demander quels sont les 2% de vérité dans ce qui nous est dit ? Dans la dérobade, il y a une respiration. Si elle permet de revenir à la discussion plus tard elle devient utile. Et même le mépris, attitude toxique parmi toutes, à ses antidotes comme par exemple se forcer à utiliser le ‘je’ et exprimer son ressenti. Connaitre ses ‘toxines’ naturelles, identifier les antidotes qui vous conviennent le mieux et les appliquer particulièrement dans les situations conflictuelles, c’est l’un des secrets pour préserver vos relations !

Les relations, ça se soigne ! Grace à Gottman et ses équipes nous savons quels sont les comportements qui leur font du bien. Avec les travaux de Frederickson et d’autres nous savons que cela s’applique à toutes formes de relations et de systèmes relationnels. Et avec ORSC nous avons les outils pratiques et les postures pour accompagner au mieux ces relations dans leur développement fructueux !